Catégorie : Projets

  • CARSAT

    CARSAT

    CARSAT

    Construction d’une agence en BOIS-PAILLE pour la CARSAT de Normandie

    Mission de maîtrise d’œuvre complète


    Maître d’ouvrage : CARSAT de Normandie


    Bureau d’études : SOGETI Ingénierie


    Performance : Label Passif, Label E+C-


    Calendrier : Concours 2022


    Perspectives : Splann

    Le site – au cœur d’une zone d’activités relativement hétéroclite – force à développer un projet qui fait signe et se démarque dans ce paysage.

    Le volume, développé en simple rez-de-chaussée, répond à son contexte par son plan en L qui épouse la forme particulière de la parcelle et qui embrasse le maximum d’ensoleillement au profit des futurs bureaux.

    La couverture, entièrement végétalisée renvoie à la question même du paysage et de la biodiversité, restituée ainsi comme une nappe généreuse et enveloppante, à l’échelle du site.

    Le volume présente un avant et un arrière distincts. Sur les faces côté rue et stationnements, la peau composée d’épines verticales en bois constitue une carapace protectrice et unifiante au bâtiment. La profondeur de ces épines assure la mise à distance et l’intimité nécessaires au fonctionnement du bâtiment. La matérialité douce, leur proportion et verticalité caractérisent la volumétrie et marquent la présence de cette entité, à caractère public, dans son environnement.

    Sur l’arrière, les façades deviennent poreuses et filtrantes. Les percements sont conçus selon le modèle du cloître : les baies sont protégées alternativement par des claustras en bois, tout en instaurant un rapport direct avec le paysage, sur une cour-jardin généreusement ensoleillée.

    Le bâtiment, est conçu selon un plan fonctionnel qui permet une fluidité des échanges pour le personnel, organise de façon rationnelle les différents types d’espaces et au-delà, par la configuration en rez-de-chaussée unique, permet aux collaborateurs de profiter de façon plus aisée des zones de rencontre et de partage.

    Chaque branche du L est structurée dans ses usages par son rapport aux extérieurs. Les dimensions, orientations et ambiances contribuent à une claire identification des espaces et là aussi à des pratiques multiples.

    Une grande attention est portée aux détails par l’emploi de matériaux simples et naturels, mais de grande qualité. Le système constructif est biosourcé, en structure bois, avec un complexe isolant en paille sur l’ensemble des murs d’enveloppe.

    La composante passive et bioclimatique a été intégrée très en amont dans le processus de conception du projet, tout comme les particularités techniques de la construction paille. De cette façon, le parti architectural et celui de la technique se confondent au service du bâtiment.

  • CRÉTEIL

    CRÉTEIL

    CRÉTEIL

    Reconstruction du collège Louis Issaurat,
    à Créteil (94)

    Mission de maîtrise d’œuvre complète


    Maître d’ouvrage : Conseil départemental du Val de Marne


    Architectes associés :

    COLAS DURAND


    Entreprise : LIFTEAM, COREDIF, COGECLIM, PROCHALOR


    Bureau d’études : CBS-CBT, SOGETI INGENERIE, VIA SONORA


    Paysagiste : AGATE MORDKA


    Performance : Certification Bâtiments Durables Franciliens, Label PassivHaus, Label E+C-, Label bâtiment biosourcé


    Calendrier : 2021/2022 – Concours


    Perspectives : Splann

    Allant au-delà des structures scolaires conventionnelles et à travers une approche inclusive, le projet du nouveau collège a été conçu pour que les notions d’accueil et de fonctionnalité, liées au dispositif Ulis pour la scolarisation des élèves en situation de handicap, soient au cœur de la réflexion architecturale.

    Situé dans un site particulier à la fois par son contexte et par son héritage urbanistique, car logé dans un des quartiers du « Nouveau Créteil » des années 70, le projet tend à développer un bâtiment qui fasse signe : une figure claire, capable d’exprimer la spécificité de son programme et de son adaptation au site.

    Le projet répond à son contexte avec des formes fluides et lisibles qui redessinent les contours de la parcelle. Leurs formes arrondies, en écho aux architectures environnantes, s’articulent et forment un U inversé, comme un anneau protecteur autour des nouvelles intériorités créées. Cette disposition permet de proposer une figure en cloître où la cour de récréation en partie centrale, à l’abri des bâtiments, profite d’une exposition idéale et dévoile 3 entités paysagères allant du plus minéral au plus végétal.

    La séquence d’entrée, axe majeur du processus de conception, transforme l’accessibilité PMR en élément fédérateur avec l’installation d’une rampe extérieure.  

    Comme un signal fort adressé au quartier, la présence de cette rampe parée d’un claustra en lames métalliques verticales et doublée d’une maille tendue sur sa hauteur, donne toute son identité au collège et structure les espaces d’entrée au bâtiment.

    À la fois enceinte protectrice et cocon abrité, le bâtiment fait sens par son approche organique qui vise à enrichir l’expérience de l’espace et à adoucir la perception des formes et des lumières.

    Les façades participent grandement à cette philosophie de projet : des teintes douces et lumineuses sont l’expression architecturale d’une volonté de calme et d’apaisement.

    Le projet utilise en priorité le matériau bois, que l’on retrouve décliné en murs ossature bois, planchers collaborant, poteaux en lamellé collé, revêtements de parois et plafonds ou encore isolants, selon la fonction constructive et la constitution des ouvrages. L’utilisation du bois ainsi que de matières naturelles et nobles, les larges surfaces végétalisées et le travail sur la lumière du jour font écho à la douceur et à la chaleur des ambiances proposées.

  • CHAMPIGNY

    CHAMPIGNY

    CHAMPIGNY

    Police Municipale de Champigny-sur-Marne

    Mission de maîtrise d’œuvre complète


    Maître d’ouvrage : Ville de Champigny-sur-Marne


    Entreprise : BRIANO, AURION, FBI, LABEL METAL, A2A


    Bureau d’études : SIBAT, TPFI, OTCI


    Performance : Pierre porteuse, enduits à la chaux, isolation biosourcée, réemploi


    Calendrier : Livraison 2024


    Photos : Hervé Abbadie

    En plein centre-ville, une ancienne maison de maître devient prétexte à développer un nouvel équipement public de proximité, la première Police municipale de Champigny.

    Conçu comme un ‘ruban’ qui se développe autour de l’ancienne bâtisseconservée, transformée et réhabilitée – le projet joue de la forme en L de la parcelle et des deux situations urbaines très différentes pour proposer une galerie publique qui marque l’entrée et l’accueil sur parvis et avenue ; un bâtiment plus discret, à l’abri des regards, sur la rue adjacente, sans oublier que la sécurité des agents est une donnée majeure.

    Les différents corps de bâtiment se touchent et se développent sur la profondeur de la parcelle au travers des galeries, des patios et des espaces de verdure qui ménagent les vues, offrent des cadrages et apportent les nécessaires respirations à l’édifice et à ses utilisateurs.

    La matérialité et le dessin des façades se répondent entre la rue, où la pierre du Hénau, dans les teintes bleutées, est mise en avant par une construction en pierre massive et les corps de bâtiment neufs et réhabilités où les enduits à la chaux sont mis à l’honneur. Associées aux nouveaux volumes, ces matières confèrent au bâtiment une écriture contemporaine, affirmant la présence de l’institution et s’inscrivant avec élégance et unité dans un paysage urbain relativement hétérogène.

    Les intérieurs profitent de ces situations, des lumières et orientations diverses pour la qualité des espaces de circulation et de travail.  Les lieux sont apaisés et apaisants, un objectif important face à la complexité et enjeux du quotidien des lieux. Le choix des matériaux y contribue : isolants biosourcés, bois, pierre, acoustique et éclairage soigné forment un tout.

    Un Centre de surveillance urbaine complète l’ensemble avec une instrumentation importante. Cette grande modernité contraste avec l’ancien, cette maison existante conservée au cœur du projet, comme une trace nécessaire du passé pavillonnaire des lieux.

  • 44 AMIRAL MOUCHEZ

    44 AMIRAL MOUCHEZ

    44 AMIRAL MOUCHEZ

    Transformation et surélévation d’un immeuble de bureaux en logements

    Mission de Maîtrise d’œuvre complète


    Maître d’ouvrage : RIVP


    Bureau d’études : SIBAT


    Performance : 
    Plan Climat de Paris, NF Habitat HQE Rénovation – Label BBC rénovation, NF Habitat HQE Construction – Label Effinergie +


    Calendrier : Livraison 2025


    Photos : Hervé Abbadie

    Transformer l’existant, en s’appuyant dessus pour valoriser son histoire ; proposer une nouvelle architecture durable, mettant en avant le Bois ; concevoir des logements de qualité, profitant du caractère des volumes existants, sont les axes qui ont guidé ce projet de transformation, réhabilitation et surélévation situé au 44 rue de l’amiral mouchez, à Paris 14e.

    Construit dans les années 50, le bâtiment d’origine abritait d’anciens bureaux du CNRS. Ayant des qualités architecturales propres à son époque constructive, le projet propose d’épurer cet existant pour le rendre plus lisible, en révélant ce qui est déjà là dans une expression plus contemporaine.

    La surélévation du bâtiment se développe sur 2 étages et se distingue par l’usage du bois en façade et en structure. En prolongeant la logique des attiques en gradins, le projet opère une transition douce à l’échelle urbaine et propose une nouvelle dynamique sur la rue de l’Amiral Mouchez.

    Dans les étages réhabilités, les logements profitent des valeurs de l’existant : de grands volumes, de larges baies vitrées, des structures mises à nu qui rappellent l’histoire des lieux. Pour développer l’habitabilité, les pièces de vie sont complétées notamment d’alcôves en bois qui permettent de diversifier les usages et d’apporter une échelle domestique.

    Dans une logique bas carbone, le projet s’attache à prioriser les matériaux biosourcés : isolation en fibre de bois; menuiseries extérieures en chêne; bois en structure MOB et planchers en CLT pour la surélévation ; bardage bois en façade ; sols en lino et aménagements en bois dans les logements. Et à valoriser le déjà-là par le réemploi de matériaux comme les dallages en pierre de l’ancien escalier et la mise en valeur de la pierre de parement, découverte sur la façade rue pendant le chantier.

  • COLLÈGE 
D’IVRY-SUR-SEINE

    COLLÈGE D’IVRY-SUR-SEINE

    COLLÈGE D’IVRY-SUR-SEINE

    Construction d’un Collège et d’une Unité sportive indépendante
    à Ivry-sur-Seine (94)

    Mission de maîtrise d’œuvre complète, CREM


    Architectes associés :

    COLAS DURAND


    Maître d’ouvrage : CG94


    Entreprises : LIFTEAM, SMRG, COGECLIM, PROCHALOR


    Bureau d’études : SOGETI, CBS, VIA SONORA, BIM BAM BOUM


    Paysage : Atelier Altern


    Performance : Label PASSIF (PassivHaus), HQE Bâtiment durable, Label E+C- Niveau E3C1


    Calendrier : Concours type MGP 2019-2020


    Perspectives : Splann

    Le projet de construction d’un 5e collège pour la ville d’Ivry-sur-Seine est un projet ambitieux : à la fois par son programme – 26 divisions avec demi-pension, des Logements de fonction, une Unité sportive indépendante et un City-stade – à la fois par l’objectif de performance recherché, à savoir une construction labellisée « Bâtiment Passif » et certifiée « HQE-Bâtiment durable ».

    Sur un site en pleine mutation, le projet va composer avec les gabarits urbains pour proposer une insertion respectueuse et en accord avec les volumétries existantes : une succession de volumes forment un ruban ceinturant la parcelle pour abriter la cour de récréation en son centre. Avec différentes hauteurs, ces volumes génèrent une progression des gabarits pour composer un nouveau paysage, une couture urbaine à l’échelle de la parcelle et du quartier.

    La nouvelle entité est appelée à devenir un bâtiment structurant dans le quartier. Sur la rue, la façade est protégée par une trame métallique rapportée, avec un rythme qui varie, se resserre et s’amplifie en fonction des différentes situations/fonctions. Sur cour, comme pour apaiser la forte densité, les façades s’élèvent comme un décor simple et unifiant.

    Le projet architectural vise une exemplarité sur le plan du confort et de la qualité des ambiances, avec une stratégie bioclimatique particulièrement attentive aux matières. Cette stratégie va de pair avec le choix de filières constructives pertinentes, mettant en œuvre des matériaux bas carbone. Entièrement conçu en BOIS, le projet décline également les matériaux biosourcés sur l’ensemble des composants de la structure et de son isolation.

  • ASNIERES

    ASNIERES

    ASNIERES

    Construction neuve de 33 logements à
    Asnières-sur-Seine (92)

    Mission de Maîtrise d’œuvre complète en Conception-Réalisation


    Maître d’ouvrage : Hauts de Seine Habitat


    Entreprise : Paris Ouest Construction


    Bureau d’études : EPDC (Bet TCE), Via Sonora (Acoustique)


    Performance : Label E+C- niveau E2C1, NF Habitat HQE


    Calendrier : Livraison 2024


    Photos : Hervé Abbadie

    Le projet profite de la dynamique de rénovation urbaine menée depuis plusieurs années par la Ville pour proposer une nouvelle offre de logements diversifiée dans le quartier des Hauts d’Asnières. Entre les pavillons de la Villa Beurrier/rue Picquart et la dimension très urbaine de l’Avenue Gabriel Péri, le projet s’implante comme un maillon du tissu urbain, faisant le lien en douceur entre l’échelle individuelle et collective, en harmonie avec la morphologie des bâtiments environnants existants et à venir.

    Entre les pavillons de la Villa Beurrier/rue Picquart et la dimension très urbaine de l’Avenue Gabriel Péri, le projet s’implante comme un maillon du tissu urbain, faisant le lien en douceur entre l’échelle individuelle et collective, en harmonie avec la morphologie des bâtiments environnants existants et à venir.

    Implanté autour d’un cœur d’ilot protégé et paysagé, le projet propose un jardin intérieur en relation avec ses voisins, préserve la qualité d’un cœur d’ilot résidentiel généreux et ouvre des horizons paysagers différents pour chaque logement.

    Attentif à la qualité du bâti pour les futurs habitants mais aussi, pour les riverains, la volumétrie est traitée avec une matière noble et unique, sur rue et sur cœur d’ilot, sans avant ni arrière, comme pour générer par son aspect monolithique, un nouveau paysage urbain à l’échelle du quartier.

    Les logements disposent d’espaces extérieurs de qualité, qui tirent profit des meilleures orientations possibles sur la parcelle. Rationnels et fonctionnels, la qualité d’usage des logements est renforcée par leur disposition en angle, avec diverses orientations et de larges baies.

  • BARBACANE

    BARBACANE

    BARBACANE

    Construction neuve de logements sociaux,
    rue de la Barbacane,
    à Saint-Denis (93)

    Mission de Maîtrise d’œuvre complète


    Maître d’ouvrage : IMMOBILIERE 3F


    Bureau d’études : STUDETECH


    Performance : RT2012, Certification NF Habitat HQE


    Calendrier : Livré 2023


    Photos : Hervé Abbadie

    Le projet de 10 logements se trouve à la limite du secteur de la Porte de Paris, dans un quartier entre tissu traditionnel et renouveau urbain. Situé entre un immeuble faubourien du début du XXe siècle et une nouvelle résidence de logements, le nouveau bâtiment investit une dent creuse avec la volonté de recréer la continuité du front urbain existant sur la rue de la Barbacane.

    Le projet propose une volumétrie faisant le lien de manière harmonieuse entre ses 2 mitoyens d’époque et de gabarit différents, se traduisant par un bâtiment sur rue constitué de deux volumes imbriqués.

    Le premier volume, en continuité de la construction récente abrite les chambres des logements. L’accent est mis sur les ouvertures, voulues volontairement qualitatives, généreuses et larges, profitant ainsi du potentiel d’ensoleillement de cette façade de par son orientation. Les menuiseries sont en bois lasuré transparent gardant ainsi le charme faubourien.

    Le second volume, en adossement au bâtiment ancien, profite de sa position urbaine exposée au sud et donnant sur une place arborée pour proposer quatre balcons filants sur toute la longueur de celui-ci.

    Chaque étage dispose de deux panneaux coulissants et un panneau fixe en résille d’acier ondulée et micro-perforée disposés au nu extérieur de la façade. Ce jeu aléatoire d’occultation vient protéger en apportant à la fois confort d’usage contre l’ensoleillement et mise à distance des vues depuis l’espace public, permettant aux habitants de s’approprier pleinement ces balcons pour en faire un véritable prolongement extérieur.

    Le bâtiment revendique une certaine simplicité dans son approche formelle. Celle-ci vise avant tout la satisfaction au quotidien par la qualité des matières, des lumières et des ambiances, adaptées au fonctionnement des logements et à la pérennité du site.

    Dans le respect des avoisinants, de l’échelle et de l’harmonie des lieux, mais aussi, de ses tonalités et ses matières, les façades sont traitées dans des teintes allant du blanc aux nuances de gris afin de marquer les volumes.

    À l’intérieur de la parcelle, le bâtiment s’implante selon les héberges voisines afin de limiter l’impact de ses ombres portées. Le cœur d’îlot intègre un aspect paysager, en traitant la surface libre de la parcelle en jardin pleine terre, et une noue de stockage des eaux pluviales est aménagée et agrémentée de plantations adaptées aux sols humides. Le porche d’entrée laisse entrevoir ce cœur végétalisé depuis la rue de la Barbacane grâce à la transparence d’une clôture ajourée.

  • TOLBIAC MOULINET

    TOLBIAC MOULINET

    TOLBIAC MOULINET

    Construction neuve
    de 47 logements,
    d’ateliers d’artiste,
    d’un établissement petite enfance et de commerces
    à Paris 13ème LOT 1

    Mission de maîtrise d’œuvre complète


    Maître d’ouvrage : PARIS HABITAT


    Equipe :

    H2O Architectes (Lot 2) PLURIEL[LES] ARCHIT. (Lot 1) Atelier SENZU (Lot 3)

    MAJMA (Lot 4)


    Bureaux d’études :

    VPEAS, EVP, WOR


    Performance : Plan Climat de Paris, Label NF Habitat HQE


    Concours


    Perspectives : Jeudi Wang

    Un nouvel îlot se dessine entre la rue de Tolbiac et la rue du Moulinet, un îlot transformé pour devenir un maillon dans l’amélioration du cadre de vie du quartier, intégré dans le paysage urbain et architectural environnant.

    Le LOT 1 forme l’entrée Nord de ce nouvel îlot avec un bâti qui viendra occuper l’espace laissé par la démolition de la barre existante à R+4. Le LOT 1 constitue aussi un bâti fédérateur sur le cœur d’îlot puisqu’il vient faire la liaison avec les bâtiments de la rue de Tolbiac et assurer l’interface entre le bâti et le paysage central du jardin à venir.

    Le projet s’appuie sur un déjà là : le bâtiment sur rue prévoit de se réapproprier l’existant par le réemploi en façade des panneaux de béton bouchardé provenant des bâtiments qui seront démolis.  Une proposition architecturale certes expérimentale, mais guidée par une logique écologique et économique de réutilisation de l’existant comme principe de base dans l’acte de construire.

    Sur jardin, le projet centralise les intentions de la composition urbaine proposée pour l’ensemble de l’îlot. Conçu comme un bâtiment capable d’exister dans le futur cœur vert et paysagé, celui-ci répond à son contexte par la simplicité de son volume et la qualité de sa matière, en structure et façades bois.

    Doté de larges terrasses paysagées et de parties communes généreusement plantées, les bâtiments s’appuient sur le fort potentiel végétal du site en devenir, organisant la construction autour des poches de paysage et de nouveaux usages : venelle pour les ateliers d’artiste, face à face avec l’espace d’accueil parents-enfants, création d’un local commun associatif situé en cœur d’îlot…

    La qualité d’usage de chaque logement se développe en fonction de sa situation et de sa morphologie. Au-delà de l’efficience évidente dans le fonctionnement de chaque logement, ce qui caractérise le mieux cette qualité c’est aussi la générosité des lieux proposés dans leur relation avec l’extérieur : vues, orientation, végétation, horizon…

    A l’intérieur de chaque logement, le confort se prolonge par la lumière naturelle qui y pénètre. Les séjours sont de facto orientés au sud et le cas échéant, se déploient en angle amplifiant les points de vue sur deux orientations

  • SERURIER

    SERURIER

    SERURIER

    Réhabilitation
    de 176 logements,
    boulevard Sérurier
    à Paris 19e

    Mission de maîtrise d’œuvre complète


    Maître d’ouvrage : Elogie-Siemp


    Bureau d’études : Alterea


    Performance : Plan Climat Ville de Paris


    Calendrier : Livraison 2024


    Photos : Hervé Abbadie

    Le bâtiment d’origine dessine la limite entre Paris et la ville de Pantin : une barre de 8 étages sur environ 120 mètres de long qui s’évase vers le Périphérique ; une barre dont l’usage en logements semble une adaptation de sa destination d’origine, à savoir un « immeuble de transit », héritage de l’urbanisme d’urgence des années 1950.

    Le projet de réhabilitation et de résidentialisation des lieux a été porté par une volonté forte de développer l’habitabilité, le confort et la pérennité de la résidence. Aussi, par un souhait de renforcer son ancrage dans le contexte et de l’inscrire dans une nouvelle dynamique qui la rende plus accueillante et désirable.

    Le premier plan de lecture de la résidence se voit transformé par la création d’une limite visuelle et spatiale claire avec la rue pour proposer un nouveau parvis clôturé et de nouveaux locaux communs. Prétexte au verdissement du site, le projet fait aussi le choix de désimperméabiliser une grande partie des sols pour proposer des espaces verts, planter des arbres et aménager un potager partagé.

    Le nouveau dispositif de façade donne un nouvel éclat à l’existant. Le projet s’appuie sur un travail de composition fin qui va redonner une identité propre au bâtiment. Avec une partition en 3 temps, les façades se découpent à l’horizontale selon une gradation du bas vers le haut qui se joue sur les matières, l’intensité des teintes et la profondeur des volumes. L’échelle des surfaces change grâce à ce nouveau dessin pour amplifier le caractère de la façade, lui apporter de l’élégance et de la légèreté.

    Le projet s’attarde sur les embrasures : l’épaississement par isolation est atténué par un travail en biais autour de chaque fenêtre, générant un motif qui se reproduit et qui s’adapte à chaque situation urbaine, tout en conservant un maximum de clair de vitrage.

    Le projet s’appuie aussi sur un nouveau soubassement. Revêtu en carreaux de terre cuite faïencée, il apporte brillance et robustesse en pied de résidence, et devient fil conducteur du projet. Dans les teintes légèrement vert-bleutées, la matière reflète et diffuse le mouvement et les nuances de ce nouvel îlot paysagé. Derrière ces façades viendront se loger des halls transformés, de nouveaux locaux communs, associatifs et de service au profit des usagers et habitants.

  • TOMBISSOIRE

    TOMBISSOIRE

    TOMBISSOIRE

    Construction neuve de logements et local d’activité, rue de la Tombe Issoire, à Paris 14e

    Mission de Maîtrise d’œuvre complète


    Maître d’ouvrage : RIVP


    Bureau d’études :  SIBAT


    Performance : Plan Climat de Paris, Label NF Habitat


     Concours


    Perspectives : Neraluce

    Sur une étroite parcelle parisienne, prise en étau entre la ligne B du RER et la rue de la Tombe Issoire, le projet prévoit la construction d’un immeuble de logements et d’un local d’activités. La réponse est un bâtiment compact, rationnel et efficient, avec une forte ambition en matière de développement durable. Sur le plan de l’usage, les logements sont conçus avec une forme de générosité faisant oublier l’étroitesse de la parcelle, en proposant des terrasses, des prolongements et des entrées largement vitrées pour chaque logement.

    Le projet exprime avec franchise le choix de la matière, la terre crue, comme alternative aux modes constructifs traditionnels énergivores. Cette approche expérimentale vise à faire avancer la réflexion sur la façon de construire aujourd’hui et sur la façon d’imaginer le paysage parisien de demain. La masse du pisé est compensée par les éléments vitrés en porte-à-faux : des bow-windows offrant aux futurs logements des vues lointaines et des séjours généreux

    Jardinières, terrasses plantées et végétalisation grimpante, forment à l’arrière un jardin vertical  donnant sur un cœur d’îlot existant très luxuriant. Une oasis visible depuis le RER et l’Avenue René Coty, un clin d’œil à quelques passages restants de l’arrondissement ayant conservé un aspect champêtre de type « campagne à Paris ».